Dis, tu cours après quoi toi ?
- Angélina
- 12 janv. 2021
- 1 min de lecture

Je n'aime pas courir. C'est un fait. C'est comme ça.
Quand je cours, c'est par obligation, c'est pour me défouler et tenter d'élimer la colère ou éliminer quelques calories.
Quand je cours, je rumine, fulmine.
Quand je cours, je regarde ma montre. Je regarde ma montre. Je regarde ma montre. Le temps ne passe pas. Pas aussi vite que je le voudrais. Un peu comme certaines professions où le temps suspend son vol et semble durer une éternité.
Quand je cours, je me dis que ça ira mieux après. Parfois oui. Parfois non. Surtout non en réalité.
Quand je cours accompagnée, je cours toujours à gauche. Je me sens déséquilibrée. Je sais, c'est bête. Ça doit être psychologique. Alors je me dis que ce n'est vraiment pas pour moi.
Quand je cours, je cours au rythme de la musique et m'épuise au bout de 5 minutes. Je ne vaux vraiment rien. Bref. Je cours. J'ai couru. Je ne cours (presque) plus.
Je ne cours plus après le temps. Je ne cours plus après ce corps que l'on voudrait et que l'on n'aura jamais. Je ne cours plus après la suite que l'on voudrait toujours et qui nous coupe trop souvent du présent.
Et quand je vois des gens qui courent, je me demande à mon tour, après quoi ils courent.
Le temps ?
L'argent ?
Le pouvoir ?
La reconnaissance ?
Le job qu'ils n'auront peut-être jamais ?
Les obligations ?
L' avenir ?
Les rêves ?
Le bonheur ?
Et le plaisir dans tout ça ? Et le plaisir ?
Aujourd'hui je marche un peu plus avec lui et je cours, quand j'en ai envie.
Et toi, tu cours après quoi toi ?




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