Week-end au pays du Père Noël
- Angélina
- 14 déc. 2020
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 4 janv. 2021

C’était décidé. Ce week-end, nous allions partir … en terres connues. Ce week-end, le programme était chargé (même en mode confinement saison 2 !). Ce week-end, nous allions nous adonner à tous les clichés d’un mois de décembre « réussi ».
À commencer par les sablés. Les sablés… (j’avais oublié à quel point c’était BON !). Nous avions préparé la pâte, cassé les œufs (cette fois pas éclatés en mille morceaux et à tenter de rattraper les bouts de coquille glissants pour finir par abdiquer en se disant que ça croustillerait !). Non, cette fois, c’était une bonne et belle pâte faite ensemble. L. avait fait une jolie boule qui allait reposer 1h30. Étape suivante… autre complication : étaler la pâte … Problème :
- ça collerait,
- ça tomberait,
- il en aurait plein le sweat,
- il faudrait tout nettoyer,
- sans compter les « moi je veux le faire ! » …

Et puis non … pas tant que ça. Cela avait été juste (ou presque !) un moment de plaisir à faire de jolies formes, des « moi j’ai fait le plus gros », « maman j’ai fait un cœur » … et puis finalement peu de farine par terre et des étoiles sur la table et dans les yeux. Et encore davantage au moment de les manger. Un puis deux puis : « on en garde pour le goûter ! » et puis se laisser tenter par un troisième en retombant en enfance et ne plus pouvoir s’arrêter.
Manger des sablés lovés tous les 3 dans le canapé à regarder un film de Noël, avec nos pulls de Noël (oui tant qu’à faire !), c’était bon, c’était trop bon.
On pouvait se dire qu’on n’avait pas été parfaits (et qu’on s’était peut-être disputés), que les sablés n’étaient sûrement pas parfaits non plus avec leurs formes bizarroïdes parfois mais pour nous, ils avaient le goût du bonheur et d’un jour heureux.
On les avait confectionnés et mis dans deux boîtes : l’une en métal (avec un Père Noel évidemment 😉) pour les goûters de l’école de la semaine (parce qu’en « bonne mère », j’en avais assez de leur faire manger des biscuits et gâteaux industriels) ; l’autre, avec les rennes, pour la maison. On s’était même dit qu’on allait en donner, donner ces petits riens de douceur juste pour faire plaisir. Emballés dans un (joli) papier cadeau, ils allaient faire la (petite) joie de ceux qui les recevraient (et m’enverraient plus tard une photo d’un sablé-cœur accompagné de quelques mots : « le dernier mais non le moindre »).
Le lendemain, cela avait été au tour des « châteaux-forts » (les photophores selon N.) Cela avait commencé à se corser avec des étiquettes revêches, du bolduc qui ne « voulait » pas faire de jolis nœuds, des « juste deux gommettes, plus ça ne sert à rien ! », « je prends le Père Noël puisque vous n’arrivez pas à vous mettre d’accord sur celui qui le prend ! », des tentatives de calmer L. « ahhhhh mais ça commence à m’énerver cette colle qui ne colle pas, c’est nul ! » … Bref, ça se gâtait. Lui collait pour coller, elle, elle s’appliquait comme toujours … Mais au final, malgré les chamailleries, les râleries, les autocongratulations aussi, un petit « à qui je vais l’offrir ? » a émergé.
A untel, à untel, à Papa aussi qui ne s’en servirait pas … alors au Père- Noël pour le remercier.

Finalement, c’était un voyage qui avait fait du bien malgré les tumultes, les intempéries, les accélérations et les lenteurs, un voyage intérieur, un retour en enfance et des souvenirs, peut-être qui se créeraient, au pays du Père Noël.
Retrouvez la recette des sablés ici :
(astuces :
1. Mettez une pincée de cannelle (pas trop car les enfants n'aiment pas toujours)
2. La pâte, une fois étalée, doit rester un peu épaisse
3. Surveillez la cuisson!!!




Commentaires