Boire ou conduire, il faut choisir...
- Angélina
- 15 mars 2021
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 16 mars 2021

Pour beaucoup, c'est un vrai dilemme.
On sort. On boit. Oui, parce que pour s'amuser, il faut boire, c'est bien connu.
Et celui qui ne boit pas... ce n'est pas Sam, non. C'est celui (ou celle d'ailleurs) qui a eu un rapport compliqué avec l'alcool (selon mes conclusions). Sans doute pour panser des plaies, compenser des excès. Parfois dramatiques d'ailleurs.
Ou c'est moi.
Parce que j'aime conduire. Pas vraiment la nuit. Ni tard le soir. Mais conduire, en général, oui. Depuis toujours. Je ne sais pas vraiment pourquoi. Peut-être pour la fluidité, la liberté que cela procure. Pour cette douce accélération (avec mes 75 chevaux, c'est sûr c'est très fluide). Pour l' autonomie.
C'est agréable de conduire. Par une douce chaleur. Pas celle accablante d'une après-midi d'été après le déjeuner mais celle d'une belle journée d'hiver, de printemps ou d'automne, une musique en fond, à voir défiler les paysages. Passer d'une végétation à une autre, d'une région à sa voisine, d'une odeur du travail à celle des pins et des vacances.
C'est agréable.
Pas dans les bouchons, un mardi matin pluvieux sur le périphérique toulousain. Non bien sûr. Ni quand il neige. Même combat. Non pas que j'ai peur de la pluie ou de la neige. Je suis un peu comme ma grand-mère qui partait avec nous en vacances, un déluge s'abattant sur nous : " On y va, on y va ! ". Mais je crains les ralentissements. Les retards. Oui, je suis plutôt ponctuelle. Je n'aime pas trop les gens en retard je dois l'avouer. Cela peut arriver mais quand c'est fréquent, j'ai tendance à trouver cela irrespectueux (même si j'ai lu que c'était parfois pathologique). Bref, j'aime être à l'heure.
De toute façon, concernant celui (ou celle) qui conduit, je n'ai pas vraiment le choix.
Qui-c'est-qui-ne-boit-pas-?
... C'est moi !
" - Qu'est-ce que tu prendras ? Un kir ? Un spritz ? Un verre de rouge ? Une bière ?
- Vous auriez peut-être un moelleux ? Non... ah d'accord. Alors un coca zéro s'il vous plaît. "
Je ne coûte pas cher (au moins).
Ou bien :
" - Mais vas-y goûte ! Il est bon, c'est un millésime xxxx. "
Oui je goûte, comme les enfants. Toujours goûter et se faire un avis ensuite. Même si, au fond, je connais la réponse. Pourtant j'aimerais... aimer. Un verre de rouge avec du fromage ou une viande rouge (il paraît que c'est bon). J'aimerais apprécier le côté tannique de celui-ci ou le côté boisé de celui-là. Le trouver racé, rond, fruité. Le remuer délicatement et contempler sa robe. Comprendre pourquoi c'est une bonne bouteille et pouvoir la savourer.
Non, moi ce que je sens c'est le côté amer, âpre. Juste ça. Qui me brûle l'estomac. Moi ce que j'aime, c'est lorsque c'est sucré. Les alcools dits de filles (oui tant qu'à faire, allons dans les clichés). Malheureusement... mon corps ne les apprécie guère. J'ai beau m'entraîner, gérer ma consommation : pas trop vite, manger en même temps, boire de l'eau. Non, rien à faire. Je ne tiens pas l'alcool. Je ne dépasse jamais le stade de la " pompétude "*. Gueule de bois, maux de tête ? Connais pas. Malade ? Connais pas non plus (et ça, ce n'est pas plus mal !).
Certains sont allergiques au lait, d'autres aux cacahuètes. Moi je crois que c'est à l'alcool. C'est simple. Je ris. Je dors. Fin de l'histoire.
* " pompétude " : stade initial de l'ivresse.
Symptômes : rire incontrôlable mais discret, ralentissement physique et moral, léger rougissement des pommettes. Stade qui dure environ 30 minutes et qui précède l'endormissement.
Source : moi.




Commentaires